EcoFlow Delta PRO Ultra
9,3/10Système modulaire pensé pour une maison entière et une installation définitive, sans rapport avec une station qu'on emporte en week-end.
- Prix
- 4 999 €
- Capacité
- 6 144 Wh
- Sortie continue
- 6 900 W
Onze Delta avant la première River, et un compte obligatoire qui gêne surtout ceux qui installent une station loin du réseau.
18 modèles dans cette sélection
Système modulaire pensé pour une maison entière et une installation définitive, sans rapport avec une station qu'on emporte en week-end.
Prend en charge un circuit domestique restreint pendant une coupure, mais ses 22 kg la disqualifient pour un usage nomade occasionnel.
2 016 Wh et 2 400 W : tient une maison en coupure, mais 22 kg et une chimie NCM à 800 cycles.
Station de 23 kg pour alimenter une caravane ou un poste de travail fixe, mais son poids la sort du sac à dos.
Version non extensible de la série Max, à prendre si 2 kWh suffisent durablement, à éviter si l'installation doit grandir.
Base d'une installation de secours domestique sur roulettes, ses 45 kg interdisent tout transport à bras sur plus de quelques mètres.
Remplace un groupe électrogène pour une maison hors réseau, mais ses 51,5 kg en font un équipement qu'on installe et qu'on laisse.
Bon compromis entre capacité et encombrement pour une résidence secondaire, mais son onduleur de 1 800 W plafonne trop bas pour l'outillage électroportatif.
Convient au camping et au secours d'un réfrigérateur, mais trop juste pour faire tourner une plaque de cuisson et un chauffage ensemble.
1 024 Wh et 1 800 W : fait tourner un outil ou une bouilloire, mais la capacité ne s'étend pas.
1 024 Wh extensibles à 3 kWh, 1 800 W : couvre une coupure de courant, mais pèse 12 kg.
768 Wh et 800 W pour 7,8 kg : compromis correct en van, insuffisant pour un outil de chantier.
Modèle ancien à cellules NCM, acceptable pour un week-end en van, à écarter si la station doit durer dix ans.
512 Wh et 500 W : couvre un week-end en van côté électronique, pas une plaque de cuisson.
286 Wh extensibles à 858 Wh, 600 W : tient une box en secours, pas un chauffage d'appoint.
256 Wh et 300 W : dépanne un ordinateur portable ou un frigo de camping, pas un outil électroportatif.
245 Wh pour 300 W : couvre l'éclairage et la recharge d'appareils, pas un appareil de cuisson.
210 Wh en NMC, 2,85 kg : sert d'appoint nomade, mais sa chimie vieillit plus vite qu'une LiFePO4.
| Modèle | Note | Prix (€) | Capacité (Wh) | Sortie continue (W) | Poids (kg) | Chimie de batterie |
|---|---|---|---|---|---|---|
| EcoFlow Delta PRO Ultra | 9,3 | 4 999 € | 6 144 Wh | 6 900 W | non communiqué | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 3 MAX Plus | 7,7 | 1 499 € | 2 048 Wh | 3 000 W | 22,1 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta MAX | 7,6 | 649 € | 2 016 Wh | 2 400 W | 22 kg | NMC |
| EcoFlow Delta 2 MAX | 7,6 | 1 199 € | 2 048 Wh | 2 400 W | 23 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 3 MAX | 7,6 | 1 299 € | 2 048 Wh | 2 400 W | 20,3 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta PRO | 7,6 | 1 699 € | 3 600 Wh | 3 600 W | 45 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta PRO 3 | 7,3 | 3 299 € | 4 096 Wh | 4 000 W | 51,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 3 1500 | 6,9 | 1 099 € | 1 536 Wh | 1 800 W | 16,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 3 | 6,6 | 749 € | 1 024 Wh | 1 800 W | 12,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 3 Classic | 6,5 | 549 € | 1 024 Wh | 1 800 W | 12,1 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta 2 | 6,3 | 599 € | 1 024 Wh | 1 800 W | 12 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 2 PRO | 5,8 | 549 € | 768 Wh | 800 W | 7,8 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta Mini | 5,5 | 1 099 € | 882 Wh | 1 400 W | 11 kg | NMC |
| EcoFlow River 2 MAX | 5,1 | 399 € | 512 Wh | 500 W | 6,1 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 Plus | 4,4 | 299 € | 286 Wh | 600 W | 4,7 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 2 | 4,2 | 229 € | 256 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 | 4,0 | 249 € | 245 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River Mini | 4,0 | 329 € | 210 Wh | 300 W | 2,9 kg | NMC |
La River 2 stocke 256 Wh. La River 3, qui lui succède, en stocke 245. Onze wattheures de moins sur un modèle plus récent, à poids identique, à puissance identique, avec la même chimie et le même nombre de cycles annoncés. Le motif se répète plus haut dans le catalogue : la Delta 2 et la Delta 3 affichent 1 024 Wh toutes les deux, la Delta 2 MAX et la Delta 3 MAX 2 048 Wh toutes les deux. Aucun argumentaire ne met ça en avant, et c’est pourtant ce qui résume le mieux EcoFlow : la marque n’itère pas sur la réserve, elle itère sur tout ce qu’il y a autour.
Cette obsession a une origine assez logique. EcoFlow a été fondée en 2017 à Shenzhen par des ingénieurs batterie venus de DJI, le fabricant de drones, c’est-à-dire par des gens dont le métier était de faire tenir de l’électronique embarquée, du logiciel et une application dans un même objet grand public. La société est devenue licorne en 2021 et prépare une introduction en bourse aux États-Unis. On retrouve cette généalogie dans les stations, à la ligne près : l’électronique est la meilleure de ce comparatif, et le logiciel est le premier motif de plainte.
EcoFlow s’est fait connaître par ses gros modèles Delta, ceux qu’on raccorde à une installation domestique. Le classement lui donne raison, et largement. Dix-huit références, douze Delta et six River : les onze premières places de cette page reviennent à onze Delta, et la première River arrive douzième. La moyenne des Delta ressort à 7,2 sur 10, celle des River à 4,6. Deux points et demi d’écart.
Le sommet creuse encore l’écart. La Delta PRO Ultra obtient 9,3, la meilleure note des soixante-quatorze appareils du comparatif toutes marques confondues, quand la suivante chez EcoFlow plafonne à 7,7. Aucune autre marque ne laisse un tel trou entre sa première et sa deuxième : trois dixièmes de point chez BLUETTI, deux chez ALLPOWERS, neuf chez Jackery.
Une seule Delta déroge, et sa fiche explique pourquoi. La Delta Mini finit treizième, derrière deux River : 882 Wh pour 1 400 W, deux prises 230 V, aucune bascule secteur documentée, là où la plupart de ses sœurs de gamme déclarent quatre prises et la bascule.
Un mot au passage sur ce que la note ne regarde pas. Sa fiche annonce des cellules NMC et 800 cycles avant 80 % de capacité restante, quand les modèles LiFePO4 de la maison en promettent 3 000 ou 4 000. Rechargée un jour sur deux, une station atteint 800 cycles en quatre ans et demi ; à 3 000 cycles, la même cadence donne seize ans. Aucun des cinq critères notés ne mesure cette différence, et la Delta MAX, troisième de cette page, sort exactement la même chimie et les mêmes 800 cycles. Bien classée ne veut pas dire faite pour durer.
Six des dix-huit références restent des River, et c’est presque toujours par elles qu’on entre chez la marque. Elles tiennent dans une fourchette étroite : de 210 à 768 Wh, de 2,85 à 7,8 kg, de 300 à 800 W en sortie. Un ordinateur portable, une glacière à compresseur, une box en secours, l’éclairage d’un fourgon. Rien qui chauffe, jamais. Seule la River 3 Plus y fait exception : elle accepte un pack additionnel, et adosse ses 286 Wh à une entrée solaire de 220 W, le meilleur rapport de tout le catalogue EcoFlow entre le tuyau et le réservoir. Elle est aussi la moins dense des dix-sept EcoFlow dont le poids est publié, 61 wattheures par kilo contre 84 de moyenne chez la marque.
C’est ce que je regarderais en premier si je devais équiper un fourgon ou une cabane. Ça n’apparaît sur aucune fiche produit.
Une EcoFlow fonctionne sans rien en façade : on allume, on branche, on recharge. Dès qu’on veut régler quelque chose de sérieux, il faut l’application. Celle-ci impose la création d’un compte avec adresse postale, s’authentifie contre les serveurs de la marque avec un jeton qui doit se renouveler, et certains réglages restent inaccessibles sans connexion Internet, y compris quand le téléphone est appairé en Bluetooth à un mètre de l’appareil. Limiter le courant de charge secteur, par exemple, passe par l’application et par elle seule.
Pour un télétravailleur en ville, ça n’a aucune conséquence. Pour quelqu’un qui achète précisément cette station parce qu’il n’y a ni réseau ni prise là où il va, c’est une dépendance qui mérite d’être posée sur la table avant l’achat. C’est le grief le mieux documenté contre la marque, et il est structurel : il ne se corrigera pas par une mise à jour.
Le reste des reproches vient du même endroit. Sur plusieurs modèles, allumer la station n’active pas la prise 230 V, il faut une seconde action, et on l’apprend en général pendant la coupure. Sur d’autres, la sortie secteur qui s’est coupée sur batterie basse ne redémarre pas seule au retour du courant. Les réglages de mise en veille sont séparés pour l’appareil et pour la sortie, avec une logique que peu de gens retrouvent d’un usage à l’autre. Plusieurs comparatifs notent d’ailleurs que les bugs de firmware sont plus fréquents chez EcoFlow que chez BLUETTI, ce qui contredit la réputation d’application soignée. Les deux choses sont vraies en même temps : l’application fait plus, et elle casse plus souvent.
Un mot sur la garantie, parce que la fourchette surprend. Les modèles phares sont annoncés à cinq ans, mais la durée n’est pas homogène à l’intérieur d’une même série : la River 3 est couverte vingt-quatre mois, la River 3 Plus cinq ans. Deux voisines de catalogue, un engagement du simple au double et demi. Vérifiez la ligne sur le modèle exact, pas sur la page de la gamme.
À l’inverse, deux choses jouent nettement en faveur d’EcoFlow. La marque assume la réparation payante hors garantie, avec devis, ce que peu de concurrentes formalisent, même si l’intervention se fait au niveau du module et pas du composant. Et elle fournit des étiquettes de retour prépayées en Europe, détail prosaïque qui pèse le jour où il faut renvoyer sept kilos. Les expéditions et les retours passent par l’Allemagne ou la Tchéquie, sans entité juridique française : les mentions légales du site désignent une société de Düsseldorf. La ligne d’assistance ouverte à la France est un 0801, c’est-à-dire une tranche gratuite depuis un poste fixe, ouverte du lundi au vendredi de neuf heures à dix-sept heures. Et ne comptez pas trop sur l’écart avec BLUETTI de ce côté : sa société française existe, mais elle n’apparaît ni dans les mentions légales ni dans l’adresse de retour, qui pointe elle aussi vers l’Allemagne.
Les meilleures notes d’EcoFlow tombent donc sur des appareils qui restent posés : cinq des six mieux classées publient un poids, et les cinq dépassent vingt kilos. Secours domestique, atelier, cabane raccordée à des panneaux, aménagement de fourgon qu’on ne démonte plus. Ça crée une tension qu’il vaut mieux voir avant de payer : la station posée dans une cabane est justement celle qu’on pilotera le moins souvent depuis une zone couverte, et celle qui demande le plus de réglages fins. Les produits qu’EcoFlow réussit le mieux sont ceux que sa dépendance au cloud gêne le plus.
Sur le nomade, la marque tient moins bien que sa réputation. Les River ferment le classement de leur propre maison, et à poids égal Jackery emporte plus de réserve : 95 wattheures par kilo en moyenne sur ses dix modèles, contre 84 chez EcoFlow. Face à BLUETTI, l’arbitrage porte ailleurs. Dix EcoFlow sur dix-huit acceptent un pack additionnel, contre douze BLUETTI sur trente-trois. Mais les retours transitent par l’Allemagne ou la Tchéquie, quand l’autre a pignon sur rue en France.
Pas au sens habituel. Les deux cohabitent, pèsent 3,5 kg, sortent 300 W, annoncent 3 000 cycles et la même chimie LiFePO4. La River 3 stocke même 245 Wh contre 256 à la River 2. Le renouvellement porte sur l'électronique et le pilotage, pas sur la réserve. À prix voisin, l'ancienne reste un choix défendable. Toutes deux ferment le classement de la marque, la réserve pesant à elle seule 30 % de la note.
Non, et l'écart peut exister à l'intérieur d'une même série. Les modèles phares sont couverts cinq ans, mais la River 3 est annoncée à vingt-quatre mois quand la River 3 Plus, sa voisine immédiate, est à cinq ans. Deux stations qui se ressemblent, deux engagements du simple au double et demi. Le suffixe ne change pas que la fiche technique.
En partie seulement. La face avant suffit pour allumer, charger et décharger. En revanche l'application est obligatoire pour les réglages fins, elle impose la création d'un compte, et certains paramètres restent inaccessibles sans connexion aux serveurs de la marque, y compris quand on est appairé en Bluetooth. Pour un usage réellement isolé, c'est une limite à peser.