BLUETTI AC200MAX
6,8/10Base extensible pour un van ou un atelier alimenté au solaire, pas pour qui veut protéger un serveur d'une microcoupure.
- Prix
- 1 199 €
- Capacité
- 2 048 Wh
- Sortie continue
- 2 200 W
EcoFlow Delta 2 MAX
Prix relevé : 1 199 € le 1 août 2026
Station de 23 kg pour alimenter une caravane ou un poste de travail fixe, mais son poids la sort du sac à dos.

Une caravane, un bureau au fond du jardin, une cave à vin pendant les coupures d’hiver. Voilà les trois endroits où cette station a du sens, et ils ont un point commun : on l’y installe et on l’y laisse. 23 kg se portent à deux mains sur quelques mètres, pas sur un chemin, pas dans un escalier, pas jusqu’à un emplacement de camping.
Ce qu’elle apporte à ces trois usages est cohérent. 2 048 Wh, quatre prises 230 V se partageant 2 400 W, et surtout deux ports solaires acceptant 1 000 W cumulés, soit le double de ce qu’admet une DELTA 3 Max. Un congélateur, une box et de l’éclairage tiennent ensemble sans réfléchir au partage de la puissance, ce qui est exactement la contrainte des stations à deux prises.
Elle ne convient pas au nomadisme réel, ni à la protection de matériel informatique sensible, et cette seconde restriction demande d’être expliquée.
L’onduleur restitue 85 à 90 % de ce que contient la batterie, ce qui laisse environ 1 790 Wh disponibles sur les quatre prises.
Le scénario complet d’abord. Un réfrigérateur combiné de 90 W dont le compresseur tourne un tiers du temps demande 720 Wh par vingt-quatre heures. Un congélateur coffre comparable, 600 Wh. Une box et un routeur à 25 W en continu, 600 Wh. L’ensemble consomme 1 920 Wh par jour, et la station tient vingt-deux heures. Presque une journée pleine, ce qui couvre la grande majorité des coupures françaises.
Allégez et le tableau s’ouvre. Le réfrigérateur seul, deux jours et demi. Un poste de travail complet, box, ordinateur et éclairage, disons 100 W en continu, dix-huit heures. Un chauffage d’appoint de 1 500 W, une heure et douze minutes.
Les 1 000 W d’entrée solaire méritent qu’on s’y arrête, parce que c’est le chiffre qui distingue vraiment ce modèle. Sur une réserve de 2 048 Wh, ce plafond permet en théorie de refaire un plein en deux heures de plein soleil, davantage en conditions réelles. Ce rapport entre entrée et capacité rend crédible un cycle quotidien complet, station vidée le soir et remplie le lendemain, ce qui est le régime d’une caravane ou d’une cabane utilisée toute la saison.
Les 3 000 cycles annoncés avant 80 % de capacité, en cellules LiFePO4, font seize ans à raison d’une charge tous les deux jours. La batterie ne sera pas le facteur limitant.
Un point à poser clairement, parce que la confusion est massive et que personne ne la lève.
Un rappel a bien visé une station EcoFlow pour risque de surchauffe et d’incendie, corrigé par mise à jour logicielle. Il concernait la DELTA Max 2000, un modèle antérieur à cellules ternaires NMC. La Delta 2 MAX dont il est question ici est un appareil différent, à cellules LiFePO4, et l’autorité de sécurité qui a publié le rappel précise qu’aucun autre modèle n’est affecté.
La ressemblance des noms est telle que des articles juridiques anglophones ont publié le mauvais intitulé, en insérant le chiffre 2 au mauvais endroit. Un propriétaire inquiet tombera dessus. Vérifiez la référence exacte sur l’étiquette plutôt que de vous fier à un titre.
Deux surprises attendent l’acheteur. Toutes deux viennent de la documentation officielle plutôt que de la page produit.
La première : la fonction de secours n’est pas une alimentation sans interruption. Le manuel demande explicitement de ne pas raccorder d’appareils exigeant une bascule à temps nul, en citant les serveurs de données et les postes de travail. La fiche française reste d’ailleurs muette sur ce délai, là où les modèles DELTA 3 du même catalogue l’affichent en millisecondes. Pour un réfrigérateur, une box ou de l’éclairage, rien de gênant : ces appareils redémarrent sans dommage. Pour un NAS ou un ordinateur de bureau, c’est disqualifiant, et c’est probablement le premier motif de déception chez les acheteurs qui ont mal lu.
La seconde est plus vicieuse. L’appareil s’éteint de lui-même après quelques heures sans consommation détectée, et coupe ses prises 230 V après une période plus longue sans charge. Le comportement préserve la batterie. Mais un congélateur dont le compresseur fait de longues pauses peut passer sous le seuil de détection, et l’on retrouve la station éteinte avec du froid perdu. Désactivez ces temporisations dans l’application avant d’en avoir besoin.
Deux réserves plus légères. La ventilation se met en route à faible charge, bien avant que l’appareil soit sérieusement sollicité, et un test allemand publiant ses mesures la décrit alors comme comparable à un ordinateur de bureau ; le chiffre de silence que reprennent les pages françaises vient du constructeur. L’entrée solaire est plafonnée en tension à un niveau bas, que deux panneaux câblés en série dépassent facilement. Vérifiez la tension à vide de vos panneaux au froid avant de les brancher.
Sur le logiciel, des utilisateurs d’un forum de domotique rapportent que ce modèle ne remonte ses données que lorsque l’application est ouverte, ce qui complique toute supervision automatisée. Le service en ligne du fabricant a connu des interruptions et un bug de changement d’heure qui a fait planter l’application mobile. Le contrôle direct par Bluetooth existe, mais suppose d’être à portée et que l’application fonctionne. Sur un appareil destiné aux endroits sans réseau, cette dépendance compte.
| Caractéristique | Valeur | Relevé sur |
|---|---|---|
| Prix | 1 199 € | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Capacité | 2 048 Wh | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Sortie continue | 2 400 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pic de puissance | 4 800 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Poids | 23 kg | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Cycles à 80 % | 3 000 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Recharge secteur | non communiqué | non documenté |
| Entrée solaire max | 1 000 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Prises 230 V | 4 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Chimie de batterie | LiFePO4 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Fonction onduleur (ASI) | non communiqué | non documenté |
| Batterie extensible | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pilotage par application | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
Non. Le rappel visait la DELTA Max 2000, un modèle antérieur à cellules NMC, corrigé par mise à jour logicielle. La Delta 2 MAX est un appareil distinct, à cellules LiFePO4. Les noms se ressemblent au point que de nombreuses pages les confondent, et plusieurs articles juridiques anglophones ont même repris le mauvais intitulé. Vérifiez toujours la référence exacte.
Le manuel du constructeur le déconseille explicitement. La fonction de secours n'est pas une bascule à temps nul, et la documentation demande de ne pas y raccorder de serveurs de données ni de postes de travail. La fiche française ne publie d'ailleurs aucun temps de bascule, là où les modèles DELTA 3 l'affichent en millisecondes. Pour du froid et de l'éclairage, aucun souci.
Damien Roussel
Électricien en installations autonomes pendant huit ans, surtout sur des camping-cars et des cabanes hors réseau. Je démonte des batteries depuis assez longtemps pour savoir ce qu'un chiffre de capacité veut dire, et ce qu'il ne veut pas dire.
Comment ces modèles sont comparés →Base extensible pour un van ou un atelier alimenté au solaire, pas pour qui veut protéger un serveur d'une microcoupure.
Deux kilowattheures denses et rapides à recharger, pour un usage nomade régulier, mais sans avenir si les besoins augmentent.
Bon compromis entre capacité et encombrement pour une résidence secondaire, mais son onduleur de 1 800 W plafonne trop bas pour l'outillage électroportatif.