BLUETTI Elite 300
7,9/10Trois kilowattheures compacts avec onduleur rapide, à réserver aux acheteurs qui accepteront des specs de détail encore incomplètes.
- Prix
- 1 649 €
- Capacité
- 3 014,4 Wh
- Sortie continue
- 2 400 W
Le catalogue le plus large du comparatif, les noms les plus confus, et une garantie qui ne suit pas toujours l'acheteur.
33 modèles dans cette sélection
Trois kilowattheures compacts avec onduleur rapide, à réserver aux acheteurs qui accepteront des specs de détail encore incomplètes.
Certifiée IP65 et extensible à 10 443 Wh, elle vise le camping et la vanlife ; sa capacité de base reste modeste.
Batterie de secours modulaire donnée pour 6 000 cycles ; sa logique domestique fixe et ses accessoires obligatoires l'écartent d'un usage nomade.
Grosse capacité pour secours domestique ou chantier ; fiche produit incomplète, ce qui complique toute comparaison sérieuse.
2 400 Wh pour un séjour hors réseau, avec 1 000 W en sortie et des cellules NCM au lieu du LiFePO4.
Bonne base extensible pour une résidence secondaire ou un van aménagé, sans intérêt pour qui cherche à transporter souvent.
1 440 Wh extensibles et 1 800 W visent l'aménagement de van ; 16 kg et deux prises freinent l'usage domestique.
Convient au télétravail et au secours d'une box ou d'un congélateur ; à éviter si la capacité doit grandir plus tard.
Pour une maison à sécuriser ou un chantier à équiper progressivement ; trop lourd et trop cher pour un usage occasionnel.
Grosse réserve pour tenir plusieurs jours en autonomie basse consommation, inadaptée aux appareils de forte puissance.
Base extensible pour un van ou un atelier alimenté au solaire, pas pour qui veut protéger un serveur d'une microcoupure.
3 840 Wh sur roulettes, mais deux prises 230 V seulement : pour du secours domestique simple, pas pour alimenter un atelier.
Deux kilowattheures denses et rapides à recharger, pour un usage nomade régulier, mais sans avenir si les besoins augmentent.
Modèle durci pour l'extérieur exposé, à retenir pour un chantier ou un bateau, pas pour un salon ou un bureau.
1 024 Wh sous 11,5 kg conviennent au télétravail nomade, moins au chantier où 1 800 W tiennent peu de gros outils.
Grosse réserve de 1 800 Wh mais 1 000 W en sortie, bon pour un frigo de camping, pas pour de la cuisson.
1 024 Wh et 11,5 kg pour un usage nomade régulier ; deux prises seulement limitent les branchements simultanés.
1 152 Wh et 1 800 W couvrent le camping et une coupure courte, mais 16 kg se portent à deux mains.
Pour un week-end en van ou un appoint au bureau ; 1 000 W plafonnent avant les plaques à induction et les gros outils.
1 500 Wh à 1 000 W pour un bivouac long, mais le modèle est arrêté au catalogue et sans application.
Station d'appoint légère pour le camping ou une coupure courte, à écarter dès qu'un appareil réclame plus de 1 000 W.
2 000 Wh et 2 000 W couvrent outillage et cuisson ponctuelle, mais 27,5 kg la réservent à un poste fixe.
Bon compromis pour van aménagé ou secours domestique court ; trop lourde pour un sac, trop petite pour une maison.
Format modulaire à deux batteries B70 amovibles, pensé pour les relais de tournage ou de chantier, moins pour le portage.
Même gabarit que l'Elite 30 V2 avec 32 Wh de plus ; inadaptée à un besoin de secours prolongé.
Station compacte pour bureau ou van équipé d'un seul appareil secteur ; la prise unique limite vite les usages.
Génération précédente vendue en occasion, correcte pour du camping ; à éviter si la recharge rapide compte.
Format léger pour télétravail nomade et week-end ; ne convient pas à qui veut agrandir plus tard la capacité.
Modèle arrêté, à ne considérer qu'en occasion ; le rapport capacité-poids reste correct pour du camping léger.
504 Wh et 600 W servent d'appoint pour ordinateur, éclairage et petit frigo, jamais pour une bouilloire ou une plaque.
Modèle ancien qui dépanne un campeur peu gourmand, mais pas celui qui veut garder la station dix ans.
Petite capacité mais sortie confortable et extension possible ; à écarter si l'autonomie compte plus que la puissance.
Batterie d'appoint de sac à dos pour ordinateur portable et appareils photo, hors de portée pour tout ce qui chauffe.
| Modèle | Note | Prix (€) | Capacité (Wh) | Sortie continue (W) | Poids (kg) | Chimie de batterie |
|---|---|---|---|---|---|---|
| BLUETTI Elite 300 | 7,9 | 1 649 € | 3 014,4 Wh | 2 400 W | non communiqué | non communiqué |
| BLUETTI AC240P | 7,6 | 2 299 € | 1 843 Wh | 2 400 W | non communiqué | LiFePO4 |
| BLUETTI Apex 300 | 7,5 | 1 999 € | 2 764,8 Wh | 3 840 W | 38 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI PS200 | 7,2 | 599 € | 2 048 Wh | 2 100 W | non communiqué | LiFePO4 |
| BLUETTI EB240 | 7,1 | 999 € | 2 400 Wh | 1 000 W | 21,5 kg | NMC |
| BLUETTI AC200L | 7,1 | 1 499 € | 2 048 Wh | 2 400 W | 28,3 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC180P | 7,0 | 949 € | 1 440 Wh | 1 800 W | 16 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Premium 200 V2 | 7,0 | 1 399 € | 2 073,6 Wh | 2 600 W | 24,2 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC200PL | 6,9 | 1 499 € | 2 304 Wh | 2 400 W | 28,8 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 320 | 6,9 | 1 649 € | 3 200 Wh | 1 800 W | 34 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC200MAX | 6,8 | 1 199 € | 2 048 Wh | 2 200 W | 28,1 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 400 | 6,8 | 1 999 € | 3 840 Wh | 2 600 W | 39 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 200 V2 | 6,7 | 1 299 € | 2 073,6 Wh | 2 600 W | 24,2 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC240 | 6,7 | 1 599 € | 1 536 Wh | 2 400 W | 33 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 100 V2 | 6,6 | 699 € | 1 024 Wh | 1 800 W | 11,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI EB180 | 6,6 | 699 € | 1 800 Wh | 1 000 W | 17 kg | non communiqué |
| BLUETTI Premium 100 V2 | 6,6 | 749 € | 1 024 Wh | 1 800 W | 11,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC180 | 6,3 | 699 € | 1 152 Wh | 1 800 W | 16 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC70P | 6,2 | 599 € | 864 Wh | 1 000 W | 10,7 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI EB150 | 6,2 | 799 € | 1 500 Wh | 1 000 W | 17,2 kg | non communiqué |
| BLUETTI EB120 | 6,2 | 999 € | 1 200 Wh | 1 000 W | 12,6 kg | non communiqué |
| BLUETTI AC200P | 6,1 | 939 € | 2 000 Wh | 2 000 W | 27,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC70 | 6,0 | 459 € | 768 Wh | 1 000 W | 10,2 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC180T | 5,9 | 1 399 € | 1 433,6 Wh | 1 800 W | 26,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Premium 30 V2 | 5,2 | 349 € | 320 Wh | 600 W | 4,3 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC50B | 5,2 | 379 € | 448 Wh | 700 W | 6,7 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI EB70 | 5,1 | 469 € | 716 Wh | 1 000 W | 9,7 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 30 V2 | 4,8 | 279 € | 288 Wh | 600 W | 4,3 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI EB55 | 4,8 | 359 € | 537 Wh | 700 W | 7,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC60P | 4,7 | 799 € | 504 Wh | 600 W | 9,1 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC50S | 4,5 | 199 € | 500 Wh | 300 W | 6,2 kg | non communiqué |
| BLUETTI AC60 | 4,2 | 209 € | 403 Wh | 600 W | 9,1 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 10 | 3,4 | 159 € | 128 Wh | 200 W | non communiqué | LiFePO4 |
Sur le forum officiel de BLUETTI, un fil s’intitule à peu près « conventions de nommage : AC, EB, P, L, MAX, S ». Ce sont ses propres clients qui demandent ce que veulent dire les lettres. Ça résume la situation mieux que n’importe quel test.
Trente-trois références BLUETTI dans ce comparatif, contre dix chez Jackery. Et sur les six mieux notées, cinq préfixes différents : Elite 300, AC240P, Apex 300, PS200, EB240, AC200L. Cinq façons de baptiser six appareils qui font à peu près le même métier, tous compris entre 1 843 et 3 014 wattheures. Il y a une raison de fond à cette prolifération. Le groupe qui détient la marque a déposé un dossier d’introduction en bourse à Hong Kong au printemps 2026, et les chiffres publiés alors montrent une société sous tension : croissance retombée à quelques pour cent, perte nette sur les neuf premiers mois de 2025, l’Europe qui pèse près de la moitié du chiffre d’affaires. Une entreprise dans cette position lance beaucoup, et vite. L’acheteur en fait les frais.
Elle existe pourtant, et c’est le meilleur outil disponible : la marque tient une liste officielle de ses modèles abandonnés, avec le successeur en face de chacun. On y apprend que l’EB55 renvoie vers l’Elite 30 V2, que l’EB70S renvoie vers l’AC70, et même que l’AC180 renvoie vers l’Elite 100 V2. L’AC180 et son successeur cohabitent d’ailleurs encore dans cette sélection, à trois dixièmes de point l’un de l’autre. Avant de commander une référence trouvée sur une place de marché, c’est là qu’il faut aller voir. Un modèle encore en vente peut déjà y figurer.
Le reste s’apprend en trois minutes. EB désigne l’ancienne ligne nomade compacte, aujourd’hui en fin de vie : l’EB55 de cette page n’est plus fabriquée et ne se trouve qu’en occasion. AC porte le cœur de gamme historique, du petit nomade au secours domestique modulaire. Sous Elite se range la nouvelle génération tout-en-un, qui absorbe peu à peu les deux autres. Quant aux séries B, ce sont les batteries d’extension, avec une compatibilité à vérifier modèle par modèle.
Deux avertissements vont avec. Le nombre ne signifie pas la même chose d’une série à l’autre, et l’AC50S l’illustre bien : sa fiche ne déclare même pas sa chimie de cellules et s’arrête à 1 000 cycles avant 80 % de capacité restante, la seule de la marque à annoncer moins de 2 000, quand les modèles récents en promettent 3 000. Trois fois plus. Sur un appareil gardé huit ou dix ans, l’écart sépare la station qu’on remplace de celle qu’on transmet. Les suffixes, eux, n’ont aucune grammaire officielle, à une exception près : l’AC60 et l’AC60P pèsent 9,1 kg toutes les deux, sortent les mêmes 600 W, et le P ajoute cent wattheures, 504 contre 403, plus la bascule automatique que la première n’a pas.
Elite 300, AC240P, PS200 : les trois premières de ce classement ne donnent pas leur masse. Ce sont trois des quatre seules BLUETTI du comparatif dans ce cas, sur trente-trois fiches ; la quatrième est l’Elite 10, dernière du classement. Chez EcoFlow, une fiche sur dix-huit fait le même silence. On peut acheter une station sans savoir ce qu’elle pèse. On ne peut pas la charger seul dans un fourgon.
Pour les vingt-neuf qui publient le chiffre, le calcul se pose en une ligne. Prenez l’AC60 : 403 Wh pour 9,1 kg, soit 44 wattheures par kilo, le plus mauvais rapport de la marque. La moyenne BLUETTI s’établit à 78, contre 95 pour les dix Jackery du comparatif. À réserve égale, une BLUETTI pèse donc environ un cinquième de plus qu’une Jackery : sur deux kilowattheures, quatre kilos et demi d’écart. Ça se sent au bout de deux cents mètres, ça ne change rien dans un local technique.
Ce poids n’achète pas ce qu’on croit. L’idée circule que BLUETTI met beaucoup d’onduleur derrière peu de batterie ; les fiches disent l’inverse. Rapportée à sa réserve, la sortie moyenne de la marque est la plus basse des quatre, 1,20 watt par wattheure stocké, contre 1,24 chez Jackery, 1,34 chez EcoFlow et 1,37 chez ALLPOWERS. Le haut du classement accentue le trait : l’EB240, cinquième, offre 2 400 Wh pour 1 000 W de sortie, moins d’un demi-watt par wattheure. BLUETTI vend du réservoir, pas un moteur. Celui qui alimente de l’électronique une journée entière y trouve son compte. Celui qui veut faire partir un compresseur, une pompe, un outil filaire regardera l’Apex 300 et ses 3 840 W, seule de la sélection à dépasser 2 600 W.
Reste l’extension, souvent présentée comme l’atout maison. Douze modèles sur trente-trois acceptent un pack additionnel, dont l’AC240P, l’Apex 300 et l’AC200L parmi les six premières. C’est mieux que Jackery, deux sur dix, et qu’ALLPOWERS, deux sur treize. C’est moins bien qu’EcoFlow, dix sur dix-huit. Cette question se tranche avant de payer, jamais après.
Sur le service, BLUETTI est mieux placée que ses concurrentes directes pour un acheteur français, avec une réserve qu’il faut poser tout de suite. La marque est la seule des quatre à avoir immatriculé une société ici : BLUETTI Energy France, une SARL parisienne créée en novembre 2022, trois à cinq salariés au dernier millésime publié par l’INSEE. Cette société n’apparaît nulle part dans le parcours d’achat. Ni dans les mentions légales du site français, ni dans l’adresse de retour, qui renvoie sur la société allemande du groupe, près de Brême, aux frais du client. Elle existe pour la conformité, pas pour le service. Restent une assistance qui répond en français et une présence en grande surface de bricolage, y compris en reconditionné. Sa politique de service admet noir sur blanc qu’il n’existe pas de centre de réparation dans tous les pays, et prévoit d’envoyer pièces et formation aux distributeurs pour qu’ils réparent sur place. Peu de fabricants écrivent ça.
Deux réserves équilibrent le tableau. La couverture n’est pas uniforme, elle court de vingt-quatre à soixante-douze mois d’un produit à l’autre, et surtout elle est limitée au pays d’achat. Commander sur une boutique étrangère parce que le modèle y était mieux placé complique donc sérieusement la vie le jour de la panne. Les propriétaires signalent aussi des délais de livraison longs, et des dossiers où le service cesse de répondre après un premier remplacement.
Reste le ventilateur, sujet mal posé la plupart du temps. Les mesures indépendantes ne condamnent pas la marque : sur les gros modèles, elle est parfois donnée plus discrète qu’une EcoFlow équivalente. Le grief porte sur le déclenchement à faible charge. Une BLUETTI laissée branchée à demeure a tendance à cycler : la charge redescend d’un pour cent, l’électronique relance, la ventilation monte, tout se calme, et ça recommence peu après. Rien de dangereux. Pénible dans une pièce où l’on travaille.
BLUETTI convient à ce qui se pose quelque part : fourgon aménagé, cabane, atelier, secours domestique. Le classement ne dit rien d’autre, puisque ses six meilleures notes dépassent toutes 1 800 Wh et que ses six dernières restent sous 550. Grosse réserve, capacité qui pourra grandir sur un tiers de la gamme, service atteignable depuis la France. Elle convient mal à celui qui porte : le déficit de densité se retrouve d’un bout à l’autre du catalogue, et Jackery fait mieux. Face à EcoFlow, l’arbitrage se resserre. L’autre a l’électronique plus vive, la recharge plus rapide, et davantage de modèles extensibles en proportion. BLUETTI a un service qui ne dépend pas d’un compte en ligne, et onze références au-dessus de 2 000 wattheures là où EcoFlow en aligne sept et Jackery trois.
Sur les modèles concernés, le P désigne une révision du même boîtier. L'AC60 et l'AC60P pèsent 9,1 kg toutes les deux et sortent 600 W, mais la seconde emporte 504 Wh au lieu de 403 et ajoute la bascule automatique en cas de coupure. Même encombrement, même puissance, un peu plus de réserve et une fonction de plus. Les autres suffixes de la marque n'ont pas de grammaire publiée.
C'est le piège à connaître. La couverture de la marque est limitée au pays d'achat, et sa durée varie de vingt-quatre à soixante-douze mois selon le produit. Une station commandée sur une boutique étrangère parce qu'elle y était mieux placée peut donc se retrouver difficile à faire prendre en charge depuis la France. Achetez sur le canal français si vous comptez sur le service après-vente.
Techniquement oui, et plusieurs modèles sont faits pour ça. Vérifiez quand même le comportement en charge d'entretien avant d'en poser une sous un bureau : des propriétaires décrivent sur le forum officiel des relances de charge répétées accompagnées de montées en régime du ventilateur, à faible charge. Le mode choisi n'y change rien. Sachez aussi qu'un onduleur actif consomme de lui-même, sans qu'aucun appareil soit branché.