EcoFlow Delta PRO 3
7,3/10Remplace un groupe électrogène pour une maison hors réseau, mais ses 51,5 kg en font un équipement qu'on installe et qu'on laisse.
- Prix
- 3 299 €
- Capacité
- 4 096 Wh
- Sortie continue
- 4 000 W
EcoFlow Delta PRO Ultra
Prix relevé : 4 999 € le 1 août 2026
Système modulaire pensé pour une maison entière et une installation définitive, sans rapport avec une station qu'on emporte en week-end.

Rangez le mot « portable ». Il n’a plus aucun sens ici. L’onduleur pèse 32,1 kg, chaque batterie 50,7 kg, et les deux se lisent séparément sur la fiche parce qu’ils s’achètent et se manipulent séparément. On n’emporte pas cet appareil, on l’installe. À deux, dans un local prévu pour, avec un plan de raccordement établi avant la commande.
Ce système remplace un groupe électrogène ou une batterie domestique, et il le fait bien. Sa place est dans une maison isolée, une exploitation agricole, un local professionnel qui ne peut pas se permettre une coupure, un site en attente de raccordement. Ailleurs, nulle part. Si vous hésitez encore entre un usage nomade et un usage fixe, la question est déjà tranchée : ce n’est pas ce produit-là.
Commençons par la seule chose qui distingue vraiment ce système des stations classiques, sa modularité. 6 144 Wh par batterie, et jusqu’à cinq packs empilables pour atteindre 30 kWh. À ce niveau, on ne parle plus d’autonomie en heures mais en jours de fonctionnement normal d’un foyer.
Un module seul délivre environ 5 200 Wh aux prises, l’onduleur retenant 10 à 15 % de la réserve pour produire du 230 V. Un réfrigérateur de 60 W dont le compresseur tourne un tiers du temps consomme près de 480 Wh par jour : presque onze jours. Une box, un ordinateur et de l’éclairage, autour de 100 W en continu, dépassent cinquante heures. Empilez trois packs et vous couvrez un foyer entier, hors chauffage électrique, pendant une semaine complète.
La puissance suit. 6 900 W en sortie continue sur cinq ports alternatifs, dont un donné pour 30 A, ce qui autorise le raccordement d’un circuit dédié plutôt que de simples prises. Un chauffe-eau. Une pompe de forage. Une borne de recharge à faible puissance entre dans l’enveloppe. À pleine puissance, un module unique se vide en trois quarts d’heure, ce qui rappelle une règle que je répète : la puissance sert à alimenter simultanément, la capacité sert à durer, et il faut acheter les deux séparément.
Les cellules sont au lithium fer phosphate, 3 500 cycles avant que l’état de santé ne passe sous 80 %. Une charge complète par jour pendant neuf ans et demi. En autoconsommation quotidienne, c’est la durée pendant laquelle le calcul économique tient debout.
Deux entrées photovoltaïques distinctes, et cette architecture mérite mieux qu’une ligne dans un tableau. La première accepte 4 000 W en haute tension, de 80 à 450 V. La seconde 1 600 W en basse tension.
La haute tension permet de câbler des panneaux en série sur une longue distance sans perte notable, ce qui est exactement la configuration d’un champ posé en toiture ou au fond d’un terrain. La basse tension convient aux panneaux portables et aux petits champs proches de l’appareil. Disposer des deux évite l’arbitrage désagréable qu’imposent la plupart des stations, où l’on choisit entre installation fixe et appoint mobile.
À 4 000 W d’entrée réelle, un module de 6 144 Wh se remplit en une heure et demie. Cette valeur suppose un plein soleil et un champ correctement dimensionné. En décembre, comptez une journée entière pour le même résultat.
Voilà la question à poser avant de signer, et elle n’apparaît sur aucune fiche technique.
Le système fonctionne pleinement lorsqu’il est associé à un tableau de répartition intelligent qui bascule les circuits automatiquement. Des propriétaires qui ont franchi ce pas signalent un point de conception qui mérite attention : les relais de ce tableau sont intégrés, ce qui signifie qu’un relais défaillant impose de remplacer l’ensemble du coffret, et non la pièce. Sur une installation posée par un électricien et raccordée au tableau général de la maison, l’opération n’a rien d’anodin.
Sur le service après-vente, les retours convergent moins que je ne l’aurais souhaité, et je ne vais pas fabriquer un consensus qui n’existe pas. Ce qui revient : la procédure standard exige le retour de la pièce défectueuse avant échange, et plusieurs utilisateurs décrivent des demandes de photos et de vidéos avant toute prise en charge. D’autres racontent l’inverse, avec un remplacement expédié d’avance et un installateur envoyé récupérer le matériel. La différence semble tenir au canal d’achat et au pays. Sur un investissement de cette nature, exigez par écrit du vendeur ce qui se passe en cas de panne d’onduleur au bout de quatre ans, et où partent les modules pour être réparés.
Deux chiffres manquent enfin au dossier français, et leur absence gêne la comparaison. Aucune puissance de crête n’est publiée, alors que c’est elle qui dit si un moteur démarre. Aucun temps de recharge secteur non plus. Sur un système censé remplacer un groupe électrogène, savoir en combien de temps il se remet en état de service entre deux épisodes n’est pas un détail. Enfin, la bascule automatique est annoncée sous 20 millisecondes, soit le double des 10 millisecondes que tiennent les DELTA 3 Max du même catalogue. Cela reste imperceptible pour la plupart des appareils, mais l’écart existe et il va dans le mauvais sens pour un produit de ce rang.
| Caractéristique | Valeur | Relevé sur |
|---|---|---|
| Prix | 4 999 € | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Capacité | 6 144 Wh | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Sortie continue | 6 900 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pic de puissance | non communiqué | non documenté |
| Poids | non communiqué | non documenté |
| Cycles à 80 % | 3 500 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Recharge secteur | non communiqué | non documenté |
| Entrée solaire max | non communiqué | non documenté |
| Prises 230 V | 5 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Chimie de batterie | LiFePO4 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Fonction onduleur (ASI) | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Batterie extensible | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pilotage par application | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
Physiquement, non. L'onduleur et chaque batterie s'annoncent séparément sur la fiche, respectivement 32,1 kg et 50,7 kg, et il faut être deux rien que pour empiler les modules. Surtout, l'intérêt du système repose sur le raccordement au tableau de la maison pour reprendre des circuits automatiquement, opération qui relève d'un professionnel habilité.
Environ 5 200 Wh atteignent les prises une fois l'onduleur passé. Un réfrigérateur de 60 W dont le compresseur tourne un tiers du temps consomme près de 480 Wh par jour, soit près de onze jours. Une box, un ordinateur et de l'éclairage, autour de 100 W, dépassent cinquante heures. À pleine puissance, tout est vide en trois quarts d'heure.
Damien Roussel
Électricien en installations autonomes pendant huit ans, surtout sur des camping-cars et des cabanes hors réseau. Je démonte des batteries depuis assez longtemps pour savoir ce qu'un chiffre de capacité veut dire, et ce qu'il ne veut pas dire.
Comment ces modèles sont comparés →Remplace un groupe électrogène pour une maison hors réseau, mais ses 51,5 kg en font un équipement qu'on installe et qu'on laisse.
3072 Wh et 3600 W sur trois prises : tient une maison en coupure longue, mais 27 kg interdisent tout usage nomade.
Seul modèle ALLPOWERS du lot extensible par batterie B3000 ; ses 36,95 kg le réservent à un usage sédentaire.