Jackery Explorer 300d
5,6/10Station de 288 Wh sans prise 230 V : elle vise le nomade branché en USB-C, pas celui qui utilise du secteur.
- Prix
- 239 €
- Capacité
- 288 Wh
- Sortie continue
- non communiqué
Sous 500 Wh, la réserve tient de l'électronique et rien d'autre : la vraie limite se lit sur la sortie, pas sur les wattheures.
16 modèles dans cette sélection
Station de 288 Wh sans prise 230 V : elle vise le nomade branché en USB-C, pas celui qui utilise du secteur.
Même gabarit que l'Elite 30 V2 avec 32 Wh de plus ; inadaptée à un besoin de secours prolongé.
Station compacte pour bureau ou van équipé d'un seul appareil secteur ; la prise unique limite vite les usages.
Batterie d'appoint de 99 Wh pour téléphones et ordinateurs portables en USB ; sans prise 230 V, elle n'alimente aucun appareil secteur.
Format léger pour télétravail nomade et week-end ; ne convient pas à qui veut agrandir plus tard la capacité.
Station 300 W en lithium ternaire, correcte pour recharger de l'électronique en camping, à écarter si la durée de vie compte.
288 Wh et une prise 230 V de 300 W : bon compagnon de bivouac, insuffisant pour un poste de travail complet.
286 Wh extensibles à 858 Wh, 600 W : tient une box en secours, pas un chauffage d'appoint.
Station compacte de 600 W avec UPS sous 10 ms : bonne pour un poste informatique, courte en capacité pour un week-end entier.
Petite station 300 W avec fonction UPS : suffisante pour un poste de travail ou une glacière, hors sujet pour l'électroménager chauffant.
Petite capacité mais sortie confortable et extension possible ; à écarter si l'autonomie compte plus que la puissance.
256 Wh et 300 W : dépanne un ordinateur portable ou un frigo de camping, pas un outil électroportatif.
Format sac à dos de 256 Wh avec une seule prise 230 V : dépannage et camping, pas d'électroménager.
245 Wh pour 300 W : couvre l'éclairage et la recharge d'appareils, pas un appareil de cuisson.
210 Wh en NMC, 2,85 kg : sert d'appoint nomade, mais sa chimie vieillit plus vite qu'une LiFePO4.
Batterie d'appoint de sac à dos pour ordinateur portable et appareils photo, hors de portée pour tout ce qui chauffe.
| Modèle | Note | Prix (€) | Capacité (Wh) | Sortie continue (W) | Poids (kg) | Chimie de batterie |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Jackery Explorer 300d | 5,6 | 239 € | 288 Wh | non communiqué | 2,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Premium 30 V2 | 5,2 | 349 € | 320 Wh | 600 W | 4,3 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC50B | 5,2 | 379 € | 448 Wh | 700 W | 6,7 kg | LiFePO4 |
| Jackery Explorer 100 Plus | 5,0 | 150 € | 99,2 Wh | non communiqué | 1 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 30 V2 | 4,8 | 279 € | 288 Wh | 600 W | 4,3 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS S300 Plus | 4,6 | 189 € | 288 Wh | 300 W | 3,4 kg | NMC |
| Jackery Explorer 300 Plus | 4,5 | 279 € | 288 Wh | 300 W | 3,8 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 Plus | 4,4 | 299 € | 286 Wh | 600 W | 4,7 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS R600 | 4,3 | 236 € | 299 Wh | 600 W | 5,6 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS Volix P300 | 4,2 | 169 € | 256 Wh | 300 W | 3,6 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC60 | 4,2 | 209 € | 403 Wh | 600 W | 9,1 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 2 | 4,2 | 229 € | 256 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| Jackery Explorer 240 V2 | 4,1 | 249 € | 256 Wh | 300 W | 3,6 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 | 4,0 | 249 € | 245 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River Mini | 4,0 | 329 € | 210 Wh | 300 W | 2,9 kg | NMC |
| BLUETTI Elite 10 | 3,4 | 159 € | 128 Wh | 200 W | non communiqué | LiFePO4 |
Une station annoncée à 245 Wh ne livre pas 245 Wh à la prise 230 V. L’onduleur qui fabrique le courant alternatif à partir de la batterie prélève sa part au passage, et les rendements admis dans le métier vont de 85 à 90 %. Posons le calcul sur la River 3 : 245 × 0,85 donne 208 Wh, 245 × 0,90 donne 220 Wh. Une trentaine de wattheures s’évaporent entre l’étiquette et la rallonge. Sur une station de 2 000 Wh, cette perte se noie dans l’arrondi. Ici, non. Elle vaut une demi-heure d’ordinateur portable, et un calcul fait au plus juste tombe à côté.
Les consommations qui suivent sont des ordres de grandeur admis, pas des relevés. Un ordinateur portable tire 30 à 65 W selon la machine et ce qu’on lui demande. Une box avec son décodeur, 15 à 25 W. Une glacière à compresseur appelle 40 à 50 W quand le moteur tourne, mais il ne tourne qu’un tiers du temps par température clémente, ce qui ramène la moyenne autour de 15 W sur la journée. Une machine à pression positive continue sans humidificateur, 30 à 40 W ; avec l’humidificateur chauffant, comptez le double ou le triple.
Reprenons les 208 Wh utiles de la River 3. Le portable à 50 W tient un peu plus de quatre heures. La box passe dix heures. La glacière traverse la nuit et une bonne partie du lendemain. Le CPAP couvre une nuit de sept heures, humidificateur coupé, et il reste de quoi remonter un téléphone au matin.
Passons à la bouilloire. Elle demande 1 800 W. La mieux armée de la tranche, l’AC50B, sort 700 W en continu. Les pointes les plus hautes, 1 500 W, sont chez la Premium 30 V2 et l’Elite 30 V2, qui redescendent à 600 W en régime établi. Refus immédiat, la protection coupe en une seconde. Plaque à induction, grille-pain, cafetière filtre, sèche-cheveux, chauffage d’appoint, même verdict. Sous 500 Wh, la consigne tient en trois mots : rien qui chauffe. Le problème n’est pas la taille du réservoir, c’est le diamètre du robinet.
Seize modèles composent cette tranche, et l’écart de format à l’intérieur surprend plus que l’écart de capacité. La River Mini pèse 2,85 kg pour 210 Wh. L’AC60 de BLUETTI pèse 9,1 kg pour 403 Wh. Deux fois la réserve coûte trois fois le poids. Le Volix P300 et la River 3 se tiennent au milieu, autour de 3,5 kg pour 250 Wh.
Ce détail décide de l’usage réel bien plus que les wattheures. À trois kilos, la station entre dans un sac à dos et suit son propriétaire toute la journée. À neuf, on la pose quelque part et elle y reste ; elle n’alimente plus que ce qui se trouve à portée de câble. L’Elite 10 pousse le raisonnement à son terme avec 128 Wh, 200 W et une seule prise. De quoi remonter un appareil photo, rien d’autre. Elle ferme cette page, et les soixante-quatorze modèles du site, à 3,4. Ce n’est pas un procès : le premier du classement stocke quarante-huit fois plus qu’elle, et une note qui pèse d’abord la capacité ne pouvait pas aboutir ailleurs.
Deux stations demandent un coup d’œil supplémentaire. L’AC60 accepte une batterie d’extension, ce qui en fait une porte d’entrée vers la tranche supérieure plutôt qu’un plafond. La River Mini embarque des cellules NMC, comme la S300 Plus ; les quatorze autres modèles de la tranche sont passés au LiFePO4. La bascule s’est jouée sur ce segment entre 2021 et 2023, et cette station appartient à l’avant. Rien dans sa fiche ne rachète ce retard : elle annonce un plein secteur en soixante minutes quand trois LiFePO4 de la page le font en quarante-cinq.
Monter au-dessus de 500 Wh se justifie sur trois signaux, et trois seulement. L’usage se répète sur plusieurs jours sans prise disponible : deux nuits de CPAP consomment déjà l’équivalent d’une station et demie. Un appareil de la liste chauffe, même cinq minutes par jour. Ou l’usage relève du médical, auquel cas la marge ne se calcule pas au plus juste, elle se prend au double.
Hors de ces trois cas, monter revient à payer du poids qui dormira. Quelqu’un qui recharge chez lui tous les soirs, qui veut tenir une box et un ordinateur pendant une coupure de deux heures, ou qui travaille dehors une demi-journée n’aura jamais besoin de 800 Wh. Le surdimensionnement reste l’erreur la plus fréquente sur ce marché : on achète la station qui couvre le pire scénario imaginable, on la trimballe quatre fois, elle finit dans un placard parce qu’elle est trop lourde pour partir avec.
Reste le cas inverse, plus rare et nettement plus grave. Celui qui achète 250 Wh pour alimenter un appareil de survie sans avoir posé le calcul. Là, la marge de rendement dont on parlait plus haut cesse d’être une nuance comptable. Elle décide de l’heure à laquelle l’appareil s’arrête.
Comptez d'abord la perte de l'onduleur : 250 Wh nominaux donnent environ 210 à 225 Wh à la prise. Un ordinateur de bureautique tire 30 à 45 W, un modèle plus musclé monte à 65 W en charge. La fourchette va donc de cinq heures pour une machine sobre à trois heures pour une machine qui travaille. Ce sont des ordres de grandeur, pas des mesures.
Non, et le blocage vient de la sortie avant de venir de la réserve. Le plus petit chauffage soufflant du commerce démarre à 750 W, souvent 1 000. La station la mieux armée de cette tranche donne 700 W en continu, cinq autres 600, et sept s'arrêtent à 300. La protection coupe dès la mise en route. Même si elle acceptait, 400 Wh alimenteraient un radiateur de 1 000 W pendant une vingtaine de minutes.
L'argument du NMC, c'était la densité, et il ne tient plus. Comptez 210 Wh dans 2,85 kg pour la River Mini, quand l'Explorer 300d en met 288 dans 2,5 kg avec des cellules LiFePO4 et que l'Explorer 100 Plus descend sous le kilo. La vitesse de recharge ne rattrape rien non plus : trois LiFePO4 de la tranche remplissent plus vite qu'elle au secteur. Reste la durée de vie, où le NMC perd depuis toujours. Sous 500 Wh, la question ne se pose plus.